Népal 2015
Séisme à Katmandou – Mission de recherche et de secours
Le 25 avril 2015, un violent séisme de magnitude 7,8 frappe le Népal. L’épicentre se situe à proximité de Katmandou. En quelques secondes, des quartiers entiers s’effondrent. Des milliers de victimes sont ensevelies sous les décombres.
Face à l’urgence, le Groupe d’Interventions et de Secours 74 (GIS 74), soutenu par des membres du GIS Suisse, engage une équipe spécialisée en recherche et secours.
🚑 Déploiement du GIS
Une première équipe composée de cinq membres du GIS 74 et d’un membre du GIS Suisse quitte l’aéroport de Genève le 25 avril au soir. Après une escale à Abu Dhabi, elle rejoint Katmandou dans un contexte particulièrement tendu.
L’arrivée est compliquée : une forte réplique de magnitude 6,8 perturbe l’approche de l’aéroport, contraignant l’avion à rebrousser chemin. Après plusieurs heures d’attente en vol en raison de la saturation du trafic aérien humanitaire, l’équipe parvient finalement à atterrir.
Une seconde équipe composée de trois membres du GIS Suisse et d’un membre du GIS 74 rejoint rapidement le dispositif.
Au total, neuf secouristes — spécialistes du déblaiement, accompagnés d’une infirmière — sont déployés avec près de 800 kg de matériel technique. Un camp de base est installé dès leur arrivée.
🏗 Mission confiée
Placée sous la coordination d’OCHA (Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires), l’équipe se voit attribuer un secteur d’intervention d’environ 2 km sur 3 km dans Katmandou.
La mission est claire :
- explorer les bâtiments effondrés,
- rechercher d’éventuels survivants,
- sécuriser les zones instables.
Les recherches sont effectuées à l’aide de caméras vibrascopiques et de matériel d’écoute permettant de détecter des signes de vie sous les décombres.
🔍 Actions menées sur le terrain
Durant plusieurs jours, les équipes inspectent méthodiquement les structures détruites. Les conditions sont difficiles : instabilité des bâtiments, poussière, répliques sismiques, forte densité d’équipes internationales.
Malheureusement, aucune personne vivante n’est retrouvée dans le secteur attribué au GIS. En revanche, une dizaine de corps sont localisés et extraits. Par respect des traditions locales, les dépouilles sont confiées aux familles népalaises pour les rites funéraires.
🤝 Coordination internationale
Jean-Paul Bosland, chef de mission, souligne la qualité de l’organisation mise en place par les autorités népalaises et les Nations unies. Plus de 60 équipes internationales de secours sont engagées sur le terrain.
Malgré l’ampleur du dispositif, la coordination reste structurée et efficace. Les équipes travaillent dans un esprit de coopération et de respect mutuel.
👥 Une mission marquée par la dignité
Au-delà des opérations techniques, les membres du GIS sont particulièrement marqués par le calme et la dignité de la population népalaise face à la catastrophe.
L’absence de survivants dans leur secteur rend la mission éprouvante moralement. Cependant, la recherche de victimes et l’accompagnement des familles font pleinement partie de l’engagement humanitaire.
🔚 Fin de mission
Après plusieurs jours d’intervention intensive, l’équipe regagne la France.
Cette mission au Népal restera marquée par :
- la puissance du séisme,
- la mobilisation internationale massive,
- la rigueur de la coordination humanitaire,
- et la résilience remarquable du peuple népalais.



